Le mot échec est présent dès notre plus jeune âge

Dès notre entrée à l’école, et malgré l’abandon des notes dans les petites classes, le système éducatif reste encore très imprégné d’une notion de réussite, liée à cocher toutes les cases d’apprentissage.

Ne pas cocher celles-ci dans les temps prévus par notre système, laissent encore supposer notre incapacité à réussir, et par là même à nous catégoriser dans l’échec.

On retrouve encore cette même vision en phase de choix de carrière où l’apprentissage reste encore le parent pauvre du système, et où beaucoup gardent en tête qu’un apprentissage est la voie de ceux qui ne réussissent pas.

L’échec, même s’il n’est pas clairement exprimé, est une réalité sous-jacente dans l’esprit de beaucoup d’entre nous.

C’est cette même réalité que j’ai retrouvé plus tard dans l’entrepreunariat.

Mon expérience dans l’entrepreunariat

Pour avoir vécu cette expérience de création de ma première entreprise à 55 ans et de fermeture à 57 ans, je l’ai entendu, je l’ai ressenti à travers les propos, réflexions, interjections donnés par des pairs : tu as échoué!

Je m’insurge contre cela, je n’ai pas échoué, j’ai appris!

J’ai appris que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, j’ai appris que l’échec est dans la tête des autres, mais pas dans la mienne.

J’ai appris que apprendre est tout sauf du temps perdu, et que par l’apprentissage terrain, j’ai gagné de nombreuses années.

L’échec est synonyme de défaite pour beaucoup.

Celui qui échoue serait donc celui qui n’a pas bien travaillé ou qui n’a pas suivi les règles?

J’ai pourtant suivi toutes les règles, j’ai suivi tout le processus, je pourrais même me catégoriser de bonne élève dans ce premier parcours.

Et pourtant, j’ai pris la décision, après m’être faite accompagnée par une coach, d’arrêter ce projet, qui n’était pas viable à long terme.

Que faire ?

Associer l’échec directement à ma personne derrière le projet, m’aurait fait vivre cet arrêt comme une honte et la confiance en moi aurait disparu.

Je me suis donnée une place pour une seconde chance en considérant que l’échec n’est pas alors la pire chose à éviter.

Le contraire m’aurait amené à construire une peur autour de l’échec, et m’aurait inévitablement amené à ne plus rien faire après, minimisant ainsi pour moi les risques de réussir.

Cela n’est pas un échec, mais c’est un apprentissage!

Un apprentissage de tous les jours, sous toutes ses formes, un apprentissage qui est tellement ancré, tellement fort, que je suis repartie encore plus forte dans cette nouvelle entreprise.

Mon conseil

Ne vous laissez pas influencer par la pensée européenne, regardez le modèle américain qui prend en compte que l’échec n’est pas vu comme une fin en soi mais plutôt comme un évènement nécessaire à la construction de la réussite et du succès en cas de situation critique.

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